Pubblicato da: juliette1804 | maggio 3, 2012

Le Port de Calais de Cristina Contilli Traduction de Piera Fiammenghi

1. NUIT EN CASERNE
« Pourquoi es-tu venu, André? Il est dangereux de sortir la nuit. »
« Il y a une semaine que tu dors en caserne. »
« Je le sais, mais si l’on continue à masser les troupes à Calais, sans vraiment déclarer la guerre aux Anglais, bientôt la situation va devenir impossible et moi, je n’ai pas le courage de laisser aux autres la responsabilité de prendre des décisions, dans le cas où quelque chose de grave arriverait. »
« Tu as l’air fatigué, tu devrais reposer. »
« Le lit de la caserne est étroit pour deux personnes… »
« Alors, cela signifie que tu devras dormir serré dans mes bras.»
« Je te laisse tout le lit, André, moi je suis de service cette nuit et je suis de patrouille… »
« Prends garde ! »
« Tu ne doit être inquiet pour moi…»
Quand Christine était rentrée en caserne, André dormait. Elle s’était baissée sur lui et l’avait embrassé sur le front.
André avait ouvert les yeux.
« Quelle heure est-il ? »
« Il est l’aube, peut-être que tu aurais été plus à l’aise dans ton lit. »
André s’était levé et avait embrassé sa femme.
Dans ce moment-là, toutefois, en entendant quelqu’un frapper à la porte, Christine s’était détachée de lui.
« Colonel, il y a un capitaine de l’armée d’Italie qui insiste pour parler avec vous. J’ai tenté de lui dire que vous venez d’être de service cette nuit, mais il ne m’a pas écouté »
« Cela signifie qu’avant de rentrer chez moi, j’écouterai ce qu’il veut me dire avec tant d’urgence »
Quand elle s’était trouvée devant ce jeune officier-là qui s’était excusé pour la fougue avec laquelle il avait demandé d’elle, Christine, fatiguée à cause de l’équipe de nuit, lui avait répondu d’un ton décidé : « Je me rappelle de vous, vous êtes un de ces officiers italiens impliqués dans la rixe d’hier »
« Je suis un des officiers qui ont cherché de ne faire pas dégénérer cette rixe-là »
« Certes. » avait pensé Christine « mais en attendant vous étiez là et maintenant vous venez ici pour justifier votre comportement ou celui de quelqu’un de vos hommes. »
« Dans le tumulte d’hier » avait pensé l’officier « je ne m’était pas aperçu que le colonel De Jarjayes était une femme, mais seulement une femme peut avoir des mains si longues et fuselées… qui sait pourquoi a-t-elle choisi le métier des armes qui est un métier si peu féminin. »
« Vous êtes venu ici pour parler ou pour me regarder fixement? » lui avait demandé d’un ton ironique Christine, en ajoutant : « Je vais laisser Calais, car on m’a donné une charge à Paris, donc, ce sera un tribunal militaire qui décidera à qui donner la responsabilité pour ce qui s’est passé hier. J’ai tout simplement rédigé une relation sur l’événement, en essayant d’être le plus précise et objective possible. »
« J’imagine que dans votre relation vous avez défendu les soldats français, pour faire rejeter toute la faute sur nous les Italiens »
« Vu que vous pensez de savoir ce que j’ai écrit, sans même pas l’avoir lu, notre conversation se termine ici »
Lorsque Christine était sortie de son bureau, André lui avait dit : « Cet officier-là tentait seulement de défendre ses hommes »
« André, je t’en pris, ne t’y mêler pas. Celle d’hier n’a pas été une rixe simple, il y a un officier français grièvement blessé qui pourrait ne pas survivre et tu comprends que, s’il mourrait, qui l’a frappé finirait devant un tribunal militaire avec une accuse grave : celle d’avoir tué un de ses propres supérieures. »
« D’accord, Christine, mais peut-être que cela a été un accident. »
« Probablement tout cela a été la conséquence du climat de tension qui s’est crée et personne ne voulait pas qu’hier dans le tumulte y fût le mort, mais toujours est-il que, si cela se terminerait ainsi, quelqu’un payera pour ce qui s’est passé. »
Le lendemain, sur le quai de Calais, Christine avait été arrêtée par le jeune officier italien avec lequel elle avait discuté le jour avant.
« Est-ce que vous me poursuivez ? » lui avait demandé d’un ton badin, différent de celui qu’elle avait utilisé le jour précédent.
« Non, mais j’étais venu vous chercher en caserne, pour m’excuser avec vous, je ne vous ai pas trouvée et donc j’ai pensé de vous chercher le long du quai. »
L’officier avait observé, de nouveau, les mains de Christine, en pensant :
« Elle est vraiment une femme charmante, je serais curieux de la voir dans des robes féminines. »

2. ALAIN DE SOISSONS

Quelques mois après, Christine était rentrée à Calais pour témoigner devant un tribunal militaire quant à l’événement de la rixe.
Quand elle était entrée dans son vieux bureau, elle avait découvert que qui l’avait remplacée avait été son adjoint, le capitaine Alain De Soissons
« Tu rentres à Paris et je reste en province. » lui avait dit d’un ton badin, Alain.
« Je ne sais pas si j’ai fait un bon échange : à l’École des construction navales je me trouve bien, mais les milieux de la cour, si près, m’étouffent un peu. »
« La cour dans son ensemble ou celle de Napoléon en particulier ? »
« Il me semble que tu ne l’estimes pas beaucoup, toi aussi, d’après ce qu’on dit. »
« Il est un tyran, mais je ne suis pas si ingénu de penser qu’il suffit une conspiration, organisée par peu de nobles, pour lui enlever le trône sur lequel il est assis. »
Vingt ans avant Alain avait été l’adjoint de Christine.
« Lieutenant Alain De Soissons, pour vous servir. ». Il l’avait accueillie d’une façon ironique, en ajoutant : « Je pense que l’équipage sera heureux de savoir qu’il y a une femme à bord. »
Christine lui avait réservé un sale coup d’œil, en lui disant : « Si vous m’aviez rencontrée à l’occasion d’un bal à la Cour, vous ne m’auriez jamais traitée ainsi. »
« J’espère que vous ne vous présentez pas aux bals en uniforme d’officier de la marine et quoi qu’il en soit je vous conseille de garder les distances de vos marins pour ne pas courir des risques. »
« Et si, au contraire, c’est vous-même la personne de la quelle je doit me défendre ? »
« Je ne prendrais jamais une dame de la noblesse sans son consentement et même si vous portez une uniforme, vous restez toujours pour moi la fille du comte De Jarjayes. »
Christine s’était détachée de ses souvenirs et était revenue au présent, quand Alain lui avait demandé : « André, est-il resté à Paris ? »
« Oui, il a eu un problème aux yeux et son médecin lui a conseillé de s’accorder du repos. »
En réalité, André avait fait semblant d’avoir des douleurs à l’œil, pour éviter de revoir Victorine. Il avait peur que son élève, avant de quitter Paris, aurait tenté à nouveau de lui déclarer tout son amour et André, pour ne pas se trouver une autre fois dans une situation embarrassante, avait préféré se dire malade, au risque de perdre des leçons.
Christine qui ne savait rien de l’amour que Victorine éprouvait pour son André, avait quitté Paris, préoccupée pour lui. Elle espérait donc qu’une fois qu’elle avait rendu sa témoignage devant le tribunal militaire, elle pourrait partir, mais l’attitude d’Alain l’avait inquiétée encore plus.
«L’événement de la conspiration du duc D’Enghien n’a pas été tout à fait clarifié. Pierre, qui s’est trouvé à présider le tribunal qui a jugé les conjurés, a toujours dit d’avoir fait son possible pour comprendre qui avait été vraiment impliqué dans la conjure contre Napoléon, mais, maintenant au bout de quelques ans, il craint d’avoir commis des ingénuités en jugeant les imputés…et si vraiment quelqu’un des conjurés était échappé à la justice et qu’il pense de pouvoir encore commettre un attentat contre Napoléon ? »
Christine n’estimait pas Napoléon, mais elle n’aimait pas du tout l’idée d’être impliquée, contre son gré, dans un attentat.

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